Cliquez ici pour obtenir une traduction automatique du texte ci-dessous.
La stratégie forestière de l’UE devrait soutenir la croissance durable et la biodiversité  

Lors de sa réunion du vendredi 9 mars, la commission des ressources naturelles (NAT) du Comité européen des régions a adopté le projet d’avis sur l’examen à mi-parcours de la stratégie de l’Union pour les forêts élaboré par M. Ossi Martikainen (FI/ADLE), membre du conseil municipal de Lapinlahti. Ce document fixe l’objectif d’une politique forestière durable sur le plan social et environnemental, qui favorise la croissance économique et l’emploi et préserve la diversité des écosystèmes forestiers.

Dans l’UE, la responsabilité de la politique forestière incombe aux États membres mais les décisions dans des domaines tels que la politique agricole commune, la politique commerciale, la politique énergétique et la politique climatique ont une incidence sur les questions liées aux forêts. Il est donc important de coordonner ces politiques au niveau de l’UE. L’actuelle stratégie forestière de l’UE a été finalisée au printemps 2015 et son examen à mi-parcours doit faire l'objet d'une publication de la Commission européenne à l’automne. Le Comité européen des régions (CdR) contribue à ce processus par l’avis de M. Martikainen, actuellement en cours d’élaboration.

Le projet d’avis du CdR relève que du point de vue des collectivités locales et des différentes autorités régionales, les forêts sont un élément important d’un développement économiquement, écologiquement et socialement durable. L’industrie forestière, y compris le secteur de la bioénergie forestière, emploie quatre millions de personnes dans l’Union européenne et représente 7 % de la croissance économique de l’UE. Ces emplois sont de la plus haute importance non seulement pour les régions rurales et faiblement peuplées, mais également pour stimuler la croissance économique dans les villes.

«Les collectivités locales et régionales peuvent jouer un rôle important pour encourager les entreprises à utiliser les ressources locales de bois et promouvoir la transition vers la bioéconomie. Par exemple, le choix des matériaux de construction, la production d’énergie pour les besoins des communautés locales et l’utilisation accrue des biocarburants dans les transports publics constituent autant de leviers susceptibles de contribuer utilement à un renforcement de l’économie et de l’emploi», a déclaré M. Martikainen.

De l’avis de la commission NAT, l’examen à mi-parcours de la stratégie pour les forêts devrait être aligné sur la mise à jour de la stratégie de l’UE en matière de bioéconomie. «Dans la politique agricole commune également, il est important d’inclure des instruments d’appui au secteur forestier dans les zones rurales, tels que ceux qui concernent la prévention de la déforestation, le renouvellement et la gestion des forêts, ainsi que la promotion de l’esprit d’entreprise et la formation dans ce secteur», a souligné M. Martikainen.

L’avis fait valoir que l’examen à mi-parcours de la Commission devrait s’attacher plus particulièrement à l’importance multidimensionnelle que revêtent les forêts dans la lutte contre le changement climatique, la mise en œuvre des objectifs de l’accord de Paris et les efforts déployés pour atteindre les objectifs de développement durable de l’ONU. Les politiques commerciale et de développement de l’UE devraient également promouvoir l’utilisation écologiquement et socialement durable des forêts dans les pays en développement.

«En adoptant une approche fructueuse à long terme, l’Europe pourrait disposer de jusqu’à 90 % de forêts naturelles ou quasi naturelles, abritant un large éventail d’espèces. Investir dans une économie forestière durable continuera de garantir des forêts plus durables et plus saines», a ajouté M. Martikainen.

L’avis de M. Martikainen doit être adopté lors de la session plénière du CdR des 16 et 17 mai.

Contact:

Lauri Ouvinen

Tél.: +32 22822063

lauri.ouvinen@cor.europa.eu