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Les dirigeants régionaux et locaux pressent les États membres d’adopter ‎ rapidement le budget et le plan de relance de l’Union européenne ‎ afin de protéger les citoyens et d’améliorer la résilience des communautés locales.  

Deux semaines avant la tenue d’un sommet européen crucial, le Comité européen des régions (CdR), l’assemblée de l’UE des collectivités régionales et locales, demande aux États membres de s’accorder en temps utile et de manière équitable sur le cadre financier pluriannuel (CFP) et sur l’instrument de relance «Next Generation EU». Dans une résolution et à l’occasion d’un débat avec le commissaire Johannes Hahn chargé du budget et de l’administration, les régions et les villes ont demandé que la cohésion montre la direction à suivre pour toutes les politiques de l’UE et que la mise en œuvre des programmes de l’UE se fonde sur des responsabilités partagées et le partenariat.

Le président du Comité européen des régions, Apostolos Tzitzikostas , a déclaré: «Les propositions de la Commission relatives aux plans de relance et au budget pour la période 2021-2027 reprennent les principales demandes de notre Comité et montrent les effets de notre travail incessant pour faire entendre la voix des élus territoriaux à Bruxelles. Elles apportent également une réponse claire aux populistes et aux eurosceptiques en démontrant la valeur ajoutée de l’Union européenne en ces temps difficiles. Nous devons faire en sorte de mettre en œuvre avec efficacité le plan de relance et éviter les écueils d’un processus centralisé. La subsidiarité et le principe de partenariat sont essentiels et il est indispensable de faire participer pleinement les pouvoirs publics locaux et régionaux, en tant que composante des pouvoirs légalement compétents des États membres, s’agissant d’orienter les investissements là où ils sont les plus nécessaires. La balle est à présent dans le camp des gouvernements nationaux des États membres et du Parlement européen, qui doivent agir rapidement. Il est légitime de débattre, mais il faut éviter de s’attarder inutilement, au risque de compromettre nos efforts pour répondre en temps voulu aux besoins de nos citoyens. »

«Le budget à long terme et l’instrument de relance “Next Generation EU” constituent pour l’Union sa manière de répondre à la crise et d’emprunter le chemin de la relance. Nous, États membres de toutes tailles et de toutes les contrées d’Europe, régions et villes, collectivités publiques, universités et entreprises, nous ne réussirons que si nous restons unis. Il est très important que le Comité des régions soutienne un accord en juillet. Dans le souci d’une prompte relance, il nous faut rapidement un accord» , a déclaré Johannes Hahn , commissaire chargé du budget et de l’administration.

Le CdR réaffirme la nécessité tant pour le CFP que pour le plan de relance de se centrer sur la cohésion qui constitue une valeur fondamentale et sur une politique solide d’investissement qui contribue à créer une Union plus résiliente, plus écologique et davantage tournée vers l’avenir. Le CdR se félicite des moyens supplémentaires en faveur de la politique de cohésion (55 milliards d’euros), du Fonds de développement rural (15 milliards d’euros) et du Fonds pour une transition juste (30 milliards d’euros), du programme Horizon (12,5 milliards d’euros) et du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (1,5 milliard d’euros), ainsi que du programme distinct pour la santé, doté de 9,37 milliards d’euros.

Isabelle Boudineau (FR/PSE), vice-présidente de la région Nouvelle-Aquitaine et présidente de la commission COTER du CdR a commenté: «Le futur cadre financier pluriannuel et le plan de relance montrent que la Commission européenne a pris la mesure de la crise que nous traversons, mais nos régions et nos villes ont besoin, dès à présent, de programmes de relance et d’investissements à long terme. Tout atermoiement aurait des conséquences tragiques pour nos concitoyens, nos entreprises et nos services publics. Ce serait risquer la désintégration du marché intérieur, qui frapperait tous les États sans exception, même ceux qui souhaitent dépenser le moins possible. Le plan de relance pourrait également être l’occasion de mettre en œuvre les transitions écologique et numérique dans le contexte du pacte vert, s’il s’appuie sur le savoir-faire des régions et des villes ».

Pour Marie-Antoinette Maupertuis (FR/EA), membre du conseil exécutif de Corse et vice-présidente de la commission COTER eu CdR, « Next Generation EU est crucial pour soutenir des secteurs, tels que le tourisme, fortement impactés par la crise qui, dans ma seule région, la Corse, représente 33 % du PIB. Toutefois, nous constatons une attention croissante pour le niveau étatique, au détriment des niveaux de gouvernance locale, plus proches des citoyens. Au sein du groupe Alliance Européenne, nous pensons que les régions doivent être au centre du plan de relance, que l'UE devrait continuer à accorder une attention à la convergence économique, sociale et territoriale. Nous avons besoin de programmes facilement accessibles et adaptés aux besoins des différents territoires de l'UE, des programmes qui permettent de prendre en comptes les spécificités des zones rurales, insulaires, montagneuses, ultrapériphériques. Pour gagner le cœur et l'esprit des gens, l'UE doit être perçue et vue partout. Le budget et le plan de relance sont une occasion de rendre cela possible » .

Agnès Rampal (FR/EPP), élue de la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la Métropole Nice Côte d’Azur frontalière avec l’Italie et la Principauté de Monaco et membre de la commission COTER au CdR, a ajouté : « il est important de lever les obstacles à la coopération transfrontalière dans le domaine sanitaire en assurant le plus haut niveau de sécurité pour nos concitoyens et de mettre en place des mécanismes locaux de coopération transfrontalière dans le domaine sanitaire pour travailler avec les Etats, les autorités locales et régionales et le soutien du niveau européen de façon très concrète. Or aujourd’hui, toutes les frontières ne sont pas équipées des mêmes outils. Enfin, le budget d’INTERREG doit être sanctuarisé dans les négociations sur la cadre financier pluriannuel 2021-2027. Un taux de cofinancement élevé des opérations doit être maintenu à hauteur de 85% pour ne pas décourager les porteurs de projets qui osent se lancer dans des coopérations européennes pour réduire les fractures territoriales » .

Mettre en œuvre le nouveau budget et le plan de relance constituera un défi sur les plans de la planification stratégique, de la coordination et de la capacité administrative. Le Comité européen des régions demande d’éviter toute centralisation et de veiller à ce que les régions et les villes puissent contribuer à orienter les investissements là où ils sont les plus nécessaires. Le Comité est prêt à contribuer à améliorer le semestre européen, qui jouera un rôle important dans la coordination stratégique du plan de relance. Un nouveau partenariat entre les acteurs européens, nationaux, régionaux et locaux contribuera à réduire l’écart qui prévaut actuellement entre la coordination des politiques économiques et les besoins réels des citoyens et des entreprises, en favorisant la mise en œuvre et l’adoption des programmes européens dans les villes et les régions.

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