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«La cohésion, une valeur européenne commune»: ‎ Karl-Heinz Lambertz soutient la présidence roumaine de l’Union européenne  

« La cohésion, une valeur européenne commune », telle est la devise choisie par la Roumanie, qui assurera la présidence de l’UE au cours de cette année décisive pour l’avenir de l’Union, qui verra non seulement les débats relatifs au prochain budget de l’Union, mais aussi les élections du Parlement européen, auxquelles participeront 27 et non 28 États membres. À juste titre, la Roumanie a placé la cohésion, la concurrence, la croissance et les valeurs communes au cœur de sa présidence. Nous devons restructurer l’Union autour de ces priorités pour la rapprocher de ses citoyens. Nous ne pouvons y parvenir qu’ensemble, avec et à partir de nos villes, de nos régions et de nos villages.

Chacun de nous doit davantage faire entendre sa voix au sujet de la nature et des actions de l’UE, démontrant ainsi que la coopération est la condition nécessaire de la cohésion et la prospérité de l’Europe. L’Union européenne doit être davantage à l’écoute des besoins locaux et accroître l’engagement de ses citoyens pour être en mesure non seulement d’entendre leurs préoccupations, mais aussi d’y répondre par des actes. Le Comité tente d’instaurer une nouvelle façon de s’assurer que les points de vue des citoyens aient un impact direct sur les décisions européennes, en partenariat avec les gouvernements locaux et régionaux.

Une Europe sociale, cohésive et inclusive a besoin d’investissements. Le Comité mène une lutte acharnée pour protéger les investissements régionaux (en matière de politique de cohésion et de développement rural) afin que chaque région, riche ou pauvre, puisse en bénéficier. Les coupes budgétaires et la centralisation des fonds européens vont entraver la capacité des villes et régions à renforcer la coopération territoriale, à créer de l’emploi, à favoriser l’insertion sociale et à convaincre leurs administrés des avantages apportés par l’UE. 

Tout en veillant à réaliser des investissements judicieux, nous devons nous assurer que l’ensemble de la législation européenne améliore le quotidien de chacun. Nous devons renforcer le principe de subsidiarité au sein de l’Union, c’est-à-dire que les décisions doivent être prises par les niveaux de gouvernement les plus proches des citoyens. 70 % des textes législatifs de l’UE sont élaborés par les collectivités locales et régionales. Il importe donc de leur alléger les formalités, de leur accorder plus d’autonomie et de leur donner davantage de poids dans les décisions de l’Union afin que celles-ci soient profitables. L’idée n’est pas de réduire l’importance de l’Europe en légiférant moins, mais d’améliorer son efficacité en légiférant mieux.

Des ressources suffisantes et une législation européenne efficace permettraient aux collectivités locales et régionales de contribuer à endiguer le changement climatique. Ce sont les villes et les régions qui rendent nos économies plus vertes en réduisant la pollution atmosphérique, en développant des moyens de transport durables, en améliorant l’efficacité énergétique des habitations et en recyclant les déchets. C’est donc dans nos régions et dans nos villes que nous allons livrer et remporter la bataille contre le changement climatique.

Ces idées forment précisément la base de la réflexion du Sommet européen des régions et des villes, qui se tiendra les 14 et 15 mars à Bucarest. Parmi les participants figurera, aux côtés de la présidence roumaine de l’Union, la délégation roumaine du Comité européen des régions, dirigée par M. Robert Sorin Negoiță . Intitulé «(Re)Fonder l’Union européenne», ce sommet illustrera le rôle pionnier joué par les régions et les villes dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable, lesquels devraient devenir le modèle économique global à long terme de l’UE. La déclaration du sommet constituera le message adressé par toutes les collectivités locales et régionales de l’Union européenne aux gouvernements nationaux des 27 États membres (après le Brexit): l’Europe a autant besoin de ses régions et de ses villes que celles-ci ont besoin de l’Europe. Nous devons œuvrer ensemble à la construction d’une Europe plus unie et plus proche de ses citoyens.