Cliquez ici pour obtenir une traduction automatique du texte ci-dessous.
Les responsables politiques régionaux et locaux réclament un «nouveau pacte» fondé sur un programme rural clair et des investissements accrus ‎ pour aider les communautés rurales à sortir de la crise  

Le Comité européen des régions (CdR) s’est penché sur les moyens de stimuler la reprise dans les zones rurales européennes avec Janusz Wojciechowski , commissaire européen chargé de l’agriculture. Les régions et les villes réclament un «pacte rural» pour fixer des objectifs et coordonner la politique agricole commune (PAC), les fonds structurels et la facilité pour la relance et la résilience, de manière à pouvoir surmonter la crise dans les zones rurales, renforcer la cohésion, rendre l’industrie agroalimentaire plus verte, soutenir les producteurs locaux ou encore diversifier les possibilités de croissance dans les territoires ruraux. Le «pacte rural» devrait également prévoir une gouvernance inclusive mobilisant les acteurs européens, nationaux, régionaux et locaux pour parvenir à une reprise durable dans les zones rurales de l’Europe entière. Ces différents points ont été confortés par un avis sur la «Stratégie de l’Union pour la revitalisation du milieu rural», qui constitue un véritable plaidoyer en faveur d’un programme rural, et qui a reçu le soutien des membres du CdR.

La pandémie de COVID-19 a ajouté une dimension supplémentaire à la recherche d’une revitalisation du milieu rural dans les régions de l’ensemble de l’Union européenne et l’a rendue encore plus urgente. La réduction de la demande de produits agricoles résultant de la fermeture des bars et des restaurants, ainsi que de l’effondrement du tourisme dans toute l’Union, a mis à genoux les zones rurales, les villes et les villages. Ces territoires ont également été fragilisés du fait de leur accès limité aux centres médicaux, aux hôpitaux, aux transports, et d’une connexion internet médiocre voire inexistante. La fracture numérique a eu une incidence particulière sur l’éducation et les entreprises.

Ajoutons à cela qu’un Brexit «dur» risque de porter un coup terrible dans bien des régions rurales – dévastateur pour des collectivités rurales telles que le comté de Leitrim, où réside Cllr Enda Stenson, rapporteur du CdR sur la revitalisation du milieu rural.

«Cette crise exige de l’Union qu’elle fasse évoluer sa nouvelle vision à long terme pour les zones rurales dans l’optique d’en faire un authentique “pacte rural”. Il faut que nous obtenions des résultats au regard de nos objectifs qui visent à améliorer les services de transport, de connectivité, de santé et d’éducation, mais aussi à diversifier les économies rurales et à promouvoir une production agroalimentaire locale durable» , a déclaré Apostolos Tzitzikostas , président du Comité européen des régions.

Janusz Wojciechowski , commissaire européen chargé de l’agriculture, a déclaré: «Tous les domaines d’action et tous les fonds européens doivent fonctionner de concert pour atteindre la série d’objectifs qui forment notre “vision rurale”, en optimisant la coopération et la cohérence des financements européens et nationaux. Trouver des moyens meilleurs et plus efficaces d’utiliser les mécanismes de soutien existants pour répondre aux besoins des zones rurales représente en effet l’un des objectifs importants de notre “vision”.»

Au cours du débat, les membres du CdR ont souligné la nécessité d’une approche systématique, grâce à l’adoption d’un «programme rural» réel et concret. Sachant que les dotations allouées à la PAC dans le nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) sont nettement inférieures à celles de la période de programmation actuelle, il est d’autant plus important d’assurer la cohérence et l’harmonisation entre le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et d’autres fonds européens, tels que le Fonds européen de développement régional (Feder), le Fonds social européen (FSE) ou encore Horizon Europe. Une augmentation des investissements est possible grâce aux efforts sans précédent auxquels l’Union entend consentir au cours de la prochaine décennie, et en veillant à ce que toutes les politiques européennes pertinentes accordent une attention toute particulière au développement rural. De telles synergies permettraient aux acteurs ruraux de mieux traiter les problématiques transversales, tout en renforçant la coopération et en améliorant la qualité de vie dans les zones rurales.

Guillaume Cros (FR/lesVerts), rapporteur de deux avis en 2017 et 2018 sur l'avenir de la PAC après 2020, a déclaré:

« Au-delà de la seule Politique Agricole Commune, il est en effet aujourd’hui indispensable de diversifier les points d’entrée et d’insérer le rural dans toutes les politiques européennes au travers d’un agenda rural. Seule une approche intégrée des politiques publiques permettra de relever les défis tels que la lutte contre le changement climatique mais également les défis économiques et sociaux de chaque territoire et ainsi garantir le principe d’égalité entre territoires urbains et ruraux. »

Ulrika Landergren (SE/Renew Europe), membre du conseil municipal de Kungsbacka et présidente de la commission des ressources naturelles (NAT) du Comité européen des régions, a conclu les échanges en déclarant que: «La polarisation de la société finit toujours par causer de graves problèmes et par menacer la démocratie. D’un côté, on assiste à un approfondissement des inégalités de richesse et, de l’autre, on voit que le fossé entre Europe rurale et Europe urbaine ne fait que se creuser. Cette évolution n’est pas saine, et nous devons trouver des moyens de rendre les territoires ruraux plus attrayants. Un pacte rural constituerait bel et bien un premier pas dans cette direction.»

Franc Bogovič , député au Parlement européen et coprésident de l’intergroupe «Zones rurales, montagneuses et isolées (RUMRA) et villages intelligents» a fait observer que: «S’il n’y a pas de fermes, il n’y aura rien sur nos fourchettes! Il faut rétablir la confiance entre les consommateurs et les agriculteurs. Les zones rurales ne sauraient se réduire à la sylviculture et à l’agriculture. Nous avons besoin de zones rurales résilientes, où les jeunes peuvent trouver des emplois modernes et où les plus âgés peuvent poursuivre leur existence sans voir se dégrader leur qualité de vie. Un bon niveau de connexion à haut débit est la condition nécessaire de cette ambition.

Lorsque vous parlez de «villages intelligents», nous parlons de santé, de mobilité, d’assistance sociale, de tourisme, de plateformes numériques, de solutions énergétiques régénérées et de bien d’autres choses encore. Il est important d’avoir une bonne compréhension horizontale des villages intelligents, et de s’engager sur la voie du décloisonnement. Nous avons besoin d’une stratégie pour les villages intelligents qui soit intégrée à notre fonds de cohésion. C’est à cela que je me suis employé sans relâche au Parlement européen.»

La situation actuelle de pandémie peut aussi offrir une occasion unique de développer et de fortifier la résilience des zones rurales, en dopant la production locale durable, en accordant la priorité à des circuits d’approvisionnement courts, et en se donnant pour but de promouvoir des formes locales et régionales de production. Les régions et les villes ainsi que leurs producteurs locaux sont des acteurs clés de la transition vers un système alimentaire plus durable et plus équitable, comme le décrit l’avis intitulé «De la ferme à la table – La dimension locale et régionale» , établi par Guido Milana (IT/PSE), membre du conseil municipal d’Olevano Romano (Rome).

Les zones rurales et les régions intermédiaires représentent 88 % du territoire de l’Union. C’est là que vivent 55 % de ses habitants, que sont produits 43 % de sa valeur ajoutée brute et que sont implantés 56 % de ses emplois.

Pour plus d’informations:

Contact:

Wioletta Wojewodzka

Tél. +32 (0)2 282 2289

Mobile: +32 (0)473 843 986

wioletta.wojewodzka@cor.europa.eu

Share: