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Les dirigeants locaux et régionaux demandent au Premier ministre portugais, António Costa, de soutenir une relance socialement équitable de l’UE ‎ et de promouvoir la participation des collectivités locales aux plans nationaux  

Le sommet social de Porto doit affirmer un engagement fort, associant tous les niveaux
de gouvernement, en faveur du socle européen des droits sociaux et de ses grands objectifs

Le Premier ministre portugais, António Costa, s’est exprimé aujourd’hui devant la plénière du Comité européen des régions (CdR) afin de présenter les priorités de la présidence portugaise du Conseil de l’UE et de s’entretenir avec les représentants des villes et régions de l’Union à l’approche du sommet social de Porto, qui se tiendra à la fin de la semaine. Les membres du CdR ont souligné que tous les niveaux de gouvernement devaient collaborer pour atteindre les objectifs du socle européen des droits sociaux et assurer une sortie équitable de la crise de la COVID-19 dans toute l’Europe, dans le respect du principe de cohésion en tant que valeur fondamentale de l’UE. Ils ont exprimé leur mécontentement face à l’absence de référence à la dimension régionale et locale dans le projet de déclaration de Porto et ont demandé à la présidence portugaise de promouvoir la pleine participation des collectivités locales et régionales à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans nationaux pour la reprise et la résilience.

Le Premier ministre António Costa a déclaré: «Le Comité des régions représente la fusion des échelons local et européen. Il constitue donc un partenaire essentiel pour assurer le succès d’une reprise équitable, écologique et numérique en Europe. Nous savons tous que pour réussir à l’échelle de l’Union, la reprise devra être un succès au niveau local. Cela ne sera possible que par une mise en œuvre décentralisée, permettant une exécution rapide et efficace des fonds disponibles tout en garantissant une réponse qui soit adaptée aux besoins du tissu économique des régions et des villes et aux attentes de nos concitoyens. Il est temps de transformer en actes les principes du socle européen des droits sociaux et de veiller à ce qu’ils soutiennent l’Union dans la réalisation de ses objectifs stratégiques, notamment la double transition écologique et numérique. En l’absence de reprise économique et d’une solide augmentation du nombre d’emplois décents, il n’y aura ni cohésion sociale ni cohésion territoriale.»

Apostolos Tzitzikostas , président du Comité européen des régions, a affirmé: «Je remercie le Premier ministre Costa, qui est lui-même un dirigeant régional et un ancien membre de notre Comité, de présenter à notre assemblée plénière sa contribution inestimable. Les régions et les communes sont essentielles à l’avènement d’une Europe sociale forte et résiliente, qui fera en sorte que les transitions écologique et numérique soient équitables et qui facilitera la sortie de la crise de la COVID-19. En ce sens, la mise en œuvre effective du socle européen des droits sociaux ne peut réussir que si tous les niveaux de gouvernement, de l’échelon européen au niveau local, coopèrent dans le respect du principe de subsidiarité active. Le sommet social qui se tiendra à Porto à la fin de la semaine sera un moment décisif, et nous ne comprenons pas pourquoi le projet de déclaration ne contient aucune référence à la dimension locale et régionale. La présidence portugaise ayant demandé au Comité européen des régions de travailler sur une saisine concernant cette question, nous comptons sur votre soutien pour que celle-ci se reflète dans la déclaration finale. Les États membres et les institutions européennes devraient associer les collectivités locales et régionales à l’élaboration des plans nationaux pour la reprise et la résilience et veiller à ce que ceux-ci soient axés sur la création d’emplois, le renforcement de la résilience sociale, la protection des plus vulnérables et l’égalité des chances pour tous. Nous devons garantir que l’UE apporte des solutions concrètes aux problèmes rencontrés par les citoyens sur le terrain.»

Premier vice-président du CdR, Vasco Cordeiro , qui prendra la tête de la délégation du Comité à Porto, a déclaré: «La lutte contre la pandémie de COVID-19 et les effets de celle-ci constituent un signal d’alarme qui nous rappelle à tous la nécessité d’une Europe plus forte et plus équitable. Il est plus que jamais nécessaire de s’atteler à mettre en œuvre le socle européen des droits sociaux. Le sommet social de Porto soulignera à quel point tous les niveaux de gouvernance sont importants pour atteindre ses objectifs.»

Christophe Rouillon (FR/PES), maire de Coulaines (Sarthe) et Président du Groupe des Socialistes Européens au CdR a ajouté: "La Déclaration de Porto sur l’Europe sociale ne doit pas être comprise comme un aboutissement mais bien comme un point de départ. Le Sommet de Porto du 7-8 mai présidé par le Premier ministre portugais socialiste Antonio Costa doit ouvrir la voie à une reconnaissance du rôle des collectivités territoriales dans le plan d'action sur le Pilier des droits sociaux, à l’objectif d'éradication du sans-abrisme à l'horizon de 2030, à la mise en œuvre de la garantie pour l'enfance et à un accord sur la directive sur les salaires minimums".

La présidence portugaise du Conseil a demandé au CdR d’apporter sa contribution sur la dimension locale et régionale du socle européen des droits sociaux. L’ avis présenté aujourd’hui souligne que la mise en œuvre effective du socle est de la plus haute importance et ne peut réussir que si tous les niveaux de gouvernance, de l’échelon européen au niveau local, sont associés, dans le respect du principe de subsidiarité active. Il préconise également d’améliorer le suivi à l’échelon infranational au moyen d’un tableau de bord social établi à l’échelle régionale, afin de garantir que le socle européen des droits sociaux soit mis en œuvre à tous les niveaux et que les investissements à l’échelle régionale soient axés sur la réalisation des principes dudit socle.

Vasco Cordeiro (PT/PSE), premier vice-président, et Anne Karjalainen (FI/PSE), présidente de la commission SEDEC, représenteront le CdR à l’occasion de la conférence de haut niveau du sommet social de Porto, qui aura lieu ce vendredi. M. Cordeiro interviendra dans le cadre de la table ronde «Travail et emploi» , qui se tiendra le 7 mai de 15 heures à 17 heures (GMT).

Pour en savoir plus

Le Premier ministre portugais, M. Costa, qui a été membre du CdR de 2010 à 2015 en sa qualité de maire de Lisbonne, a assisté à la session plénière du CdR quelques jours à peine avant le sommet social des chefs d’État ou de gouvernement qui se tiendra à Porto les 7 et 8 mai. Les dirigeants de l’UE réunis à Porto devraient se mettre d’accord sur des objectifs quantitatifs et des calendriers spécifiques pour la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux, proclamé en 2017 à Göteborg. Comme indiqué dans le plan d’action présenté par la Commission européenne en mars, l’objectif est de renforcer la dimension sociale de l’UE, alors que l’Europe se remet de la crise la plus grave qu’elle ait connue depuis des décennies et est confrontée à de nouveaux défis liés aux transitions écologique et numérique. L’un des principaux instruments disponibles à ce titre est la facilité pour la reprise et la résilience , qui proposera 672,5 milliards d’EUR sous forme de prêts et de subventions à l’appui des réformes et des investissements qu’engageront les États membres et leurs régions.

La facilité pour la reprise et la résilience vise à amortir le contrecoup économique et social de la pandémie de COVID-19, à rendre les économies et les sociétés européennes plus durables et résilientes, et à mieux les préparer aux transitions écologique et numérique. Les États membres sont en train d’élaborer leurs plans pour la reprise et la résilience, qui définissent un ensemble cohérent de réformes et de projets d’investissement public.

Contact:

Lauri Ouvinen

Tél. +32 473536887

lauri.ouvinen@cor.europa.eu