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Les élus locaux et régionaux européens plaident pour un renforcement de la politique de cohésion de l'UE  

Le coût et les risques associés à l’absence de politique de cohésion et les résultats du Fonds social européen ont été les principaux thèmes débattus par les élus locaux et régionaux réunis le 27 février à Bruxelles. Au cours de la réunion de la commission de la politique de cohésion territoriale et du budget de l’UE (COTER) du Comité européen des régions (CdR), ses membres ont adopté deux rapports qui mettent en évidence la nécessité d’une politique de cohésion forte après 2020.

En tant que présidente du groupe de travail du CdR sur le budget de l'UE, Isabelle Boudineau (FR/PSE),vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine, s'est montrée critique sur les scénarios avancés par la Commission européenne pour le prochain budget européen: "Nous sentons poindre une division artificielle entre de nouvelles priorités politiques (migration, gestion des frontières extérieures, sécurité et défense, Erasmus+) et les soi-disant "politiques traditionnelles", à savoir la politique agricole commune et la politique de cohésion. Or la politique de cohésion n'est pas une politique de grand papa! C'est sur elle que repose la seule contribution de l'Union européenne au financement de toutes les transitions économiques, environnementales et sociales qui sont essentielles pour permettre aux régions d'entrer dans la modernité", a-t-elle souligné.

"La politique de cohésion, c'est aussi le co-financement des infrastructures sociales sans lesquelles l'intégration des migrants n'est pas possible. C'est le co-financement de l'efficacité énergétique dans le logement ou les bâtiments publics, essentielle à la lutte contre le changement climatique. C'est la formation professionnelle pour entrer dans l'ère du numérique. C'est la préparation à l'industrie 4.0", a poursuivi la présidente.

L'importance stratégique de la politique de cohésion était aussi au cœur du rapport présenté par Mieczysław Struk (PL/PPE) , maréchal de la voïvodie de Poméranie, et intitulé "« Les coûts et les risques de la non-cohésion: la valeur stratégique de la politique de cohésion pour poursuivre les objectifs du traité et aborder les nouveaux défis auxquels font face les régions européennes». Le rapporteur polonais a indiqué à ce propos: "La mission de la politique de cohésion est de faire en sorte que tous les citoyens de l’UE, en particulier dans les territoires moins développés, puissent bénéficier de conditions égales pour tirer parti des avantages offerts par l’intégration de l’UE et par le marché unique. «Le coût de la non-cohésion serait très élevé, dès lors qu’il ne s’agit pas seulement d’une importante condition préalable à la croissance économique, mais également d’une base solide pour le bien-être de la société dans son ensemble."

La dimension sociale de la politique de cohésion telle qu’elle se reflète dans le Fonds social européen (FSE) a été au centre de l’attention de Catiuscia Marini (IT/PSE), présidente de la région d’Ombrie et rapporteure du CdR pour le projet d’avis sur l’«Examen à mi-parcours du FSE visant à préparer la proposition pour la période après 2020».

« Le FSE est le seul instrument de l’Union européenne qui investisse directement dans le capital humain. Entre 2007 et 2014, 9,4 millions de citoyens européens ont trouvé un emploi et 8,7 millions ont obtenu un diplôme grâce au soutien du FSE. Ces dernières années en particulier, lors des crises économiques, il s’est avéré suffisamment souple pour répondre aux défis et pour venir en aide aux groupes exposés et les plus vulnérables, tels que les personnes handicapées, les femmes, les jeunes, les migrants et les travailleurs peu qu alifiés », a déclaré M me  Marini .

Afin de faire face aux défis actuels tels que les mutations technologiques et la mondialisation, le FSE doit demeurer un élément central de la politique de cohésion régionale conjointement géré par les différents niveaux de gouvernement. Mme Marini s’oppose fermement à l’exécution du FSE en gestion directe par la Commission européenne ou à toute centralisation sous la seule responsabilité des États membres, car « la clé de la réussite du FSE réside dans son approche ascendante et dans la coopération entre les institutions européennes, les États membres, les autorités régionales et locales et les acteurs économiques et sociaux, ce qui permet de mieux adapter les interventions aux besoins de leurs bénéficiaires. »

Note à l’intention des journalistes:

Le Fonds social européen (FSE) est le principal instrument de l’UE soutenant les politiques de l’emploi. Il vise à promouvoir le plein emploi, améliorer la productivité du travail et l’égalité des chances, favoriser l’inclusion sociale et réduire les disparités de taux d’emploi au sein des villes et régions européennes et entre celles-ci.

Contact:

Carmen Schmidle

Tél. +32 494735787

carmen.schmidle@cor.europa.eu