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Rencontre entre les dirigeants locaux européens, la Commissaire Creţu et le groupe de Visegrád: la politique de cohésion est la clé de voûte qui maintient l’UE unie  

Investir davantage pour réduire les disparités et mobiliser les régions et les villes afin d’offrir des perspectives aux citoyens doit être la réponse principale aux défis posés par le scénario post-Brexit. Tel est le message principal que les membres de la commission de la politique de cohésion territoriale (COTER) du Comité européen des régions ont partagé à Varsovie avec Corina Crețu, commissaire européenne en charge de la politique régionale, et les ministres du développement de Hongrie, de Pologne, de la République tchèque et de Slovaquie, ainsi que de Bulgarie, de Croatie, de Roumanie et de Slovénie ( groupe de Visegrád + 4).

 

La politique de cohésion, qui se chiffre à 454 milliards d’EUR jusqu’en 2020, est le principal outil d’investissement de l’UE qui soutient la croissance dans les régions européennes. Elle  réduit les écarts en matière de développement, diffuse l’innovation et contribue à rendre les économies de l’Union plus compétitives en associant les institutions de l’UE, les gouvernements nationaux et les collectivités territoriales.

 

Les régions et villes de l’UE craignent cependant que l’objectif fondamental de cohésion économique, sociale et territoriale ne soit remis en cause dans le budget de l’UE post 2020, qui sera proposé par la Commission européenne d’ici la fin de l’année. Les autorités territoriales s'inquiètent de l'impact du Brexit sur les ressources disponibles, mais aussi des tentatives de centralisation de la gestion des décisions d'investissement de l'UE, de remplacement des subventions par des prêts, et de détournement des ressources vers d'autres priorités (immigration, gestion des frontières extérieures ou soutien aux réformes structurelles par exemples).

 

Ces problématiques ont été débattues les 2 et 3 mars à Varsovie, où les membres de la commission COTER ont adopté le projet d’avis sur l’avenir de la politique de cohésion après 2020 .

 

Isabelle Boudineau (PSE) , Vice-présidente de la région Nouvelle-Aquitaine et membre de la commission COTER, a insisté à cette occasion sur la place centrale de la politique de cohésion dans le projet européen: " Au regard des crises qui menacent actuellement l’essence même du projet européen, la politique de cohésion est plus que jamais nécessaire. Nous devons exiger son maintien pour toutes les régions. L’enjeu pour les négociations à venir sera d’adopter une politique de cohésion forte, flexible et simplifiée. "

 

Elle s'est par ailleurs exprimée en faveur d'un fonds unique de développement régional: " L’idée d’établir  un fonds unique de développement régional réunissant le FEDER, FSE, FEADER et FEAMP mérite d’être considérée. À tout le moins, un rapprochement entre le FEDER et le FEADER dans sa dimension non agricole constitue une option pertinente pour les territoires. Ces propositions permettraient notamment  d'engager une véritable simplification, d’obtenir un cadre de règles communes, une meilleure fongibilité et d’aider les régions à contribuer d’avantage aux objectifs de croissance intelligente, durable et inclusive ", a-t-elle déclaré.

 

Marie-Antoinette Maupertuis (EA) , Conseillère exécutive de la Collectivité territoriale de Corse déléguée aux affaires européennes, était également présente en sa qualité de rapporteur du Comité des régions sur le projet de rapport intitulé " L’entrepreneuriat dans les îles: contribuer à la cohésion territoriale ". Cet avis a été sollicité par la présidence maltaise de l'UE pour recueillir les recommandations du Comité sur le sujet. Lors de la présentation de son projet d'avis aux membres de la commission COTER, elle a déclaré: " Les entrepreneurs localisés dans les régions insulaires et les citoyens insulaires en général doivent faire face à des contraintes structurelles liées à leur situation géographique qui se traduisent par des surcoûts pesant sur leurs perspectives de croissance et de développement.  Nous demandons que dans la politique de cohésion après 2020 les îles fassent l’objet d’une attention particulière afin de compenser les effets économiques des handicaps naturels ."

 

Corina Crețu, Commissaire européenne en charge de la politique régionale, a quant à elle réaffirmé le rôle de la politique européenne de cohésion dans la vie quotidienne du citoyen européen et a plaidé pour une politique qui s'adresse à tous les citoyens et toutes les régions: " Ces derniers mois, de plus en plus de citoyens nous ont dit: “Nous avons l’impression que les responsables politiques et les institutions ne se préoccupent pas de nous, nous nous sentons oubliés!” Il est donc temps de leur adresser un signal fort. Nous devons leur faire savoir que l’Europe se soucie d’eux. La politique de cohésion est notre meilleure façon de le prouver. Son objectif est de ne laisser personne pour compte et d’améliorer la vie quotidienne de chacun. C’est la raison pour laquelle nous devons nous battre pour la politique de cohésion et son avenir, car il s’agit de notre avenir commun. Nous disons oui à une politique de cohésion qui génère des emplois et de la croissance, à la condition qu’elle concerne tous les citoyens et toutes les régions ».

 

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La réunion s’est tenue parallèlement à une réunion ministérielle du groupe de Visegrád + 4, lors de laquelle les ministres du développement économique de Hongrie, de Pologne, de la République tchèque, de Slovaquie, ainsi que de Croatie, de Bulgarie, de Roumanie et de Slovénie, ont adopté un document soulignant le rôle essentiel de la politique de cohésion pour l’avenir de l’Union européenne.

 

Une conférence de haut niveau, organisée le 3 mars, a permis aux praticiens de la politique de cohésion européenne d’échanger des idées sur la manière de simplifier cette politique, tout en la rendant plus efficace et adaptée aux besoins réels des économies locales.

 

Le projet d’avis sera examiné et adopté par le Comité des régions lors de sa session plénière du 10 mai.

 

 

Notes à l’attention des journalistes:

 

La politique de cohésion de l’UE est mise en œuvre sur un cycle de sept ans (2014-2020) au moyen des cinq Fonds structurels et d’investissement européens suivants

 

Fonds européen de développement régional (FEDER) — pour la promotion d’un développement équilibré dans les différentes régions de l’Union.

 

Fonds social européen (FSE) — pour soutenir les projets liés à l’emploi dans toute l’Europe et investir dans le capital humain de l’Europe — les travailleurs, les jeunes et tous les demandeurs d’emploi.

 

Fonds de cohésion (FC) — pour le financement de projets liés au transport et à l’environnement dans les pays dont le revenu national brut (RNB) par habitant est inférieur à 90 % de la moyenne de l’UE. Pour la période 2014-2020, ces pays sont la Bulgarie, Chypre, la Croatie, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie.

 

Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) — pour la résolution des défis spécifiques auxquels sont confrontées les zones rurales de l’UE.

 

Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) — pour aider les pêcheurs à adopter des pratiques de pêche durables et les communautés côtières à diversifier leurs économies, afin d’améliorer la qualité de vie le long des côtes européennes.

 

La dotation totale pour la période 2014-2020 se compose de 454 milliards d’EUR provenant du budget de l’UE, complétés par 183 milliards d’EUR apportés par des fonds nationaux. Avec un total de 638 milliards d’EUR, la politique de cohésion constitue le principal outil d’investissement de l’Europe. Elle est gérée en partenariat par la Commission européenne, les gouvernements nationaux et les régions.

 

Pour de plus amples informations et les tendances et données spécifiques par pays, veuillez consulter le portail de données ouvertes de la politique de cohésion .

 

 

Contact:
Nathalie Vandelle
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