Futur budget de l’Union: Les 27 Etats membres doivent augmenter leur contribution pour protéger l’investissement régional et rural  
Future EU budget: EU27 must contribute more to protect regional and rural investment

Au cours d’un débat avec le vice-premier ministre bulgare, Tomislav Donchev, les responsables politiques locaux et régionaux ont fait valoir que les États membres de l’Union européenne devraient augmenter leur contribution au budget de l’Union pour surmonter les principaux défis auxquels l'UE est confronté. L’emploi, la croissance, l’intégration des migrants, le développement économique et agricole durable constituent autant de priorités pour les collectivités locales et régionales qui demandent d’éviter que le Brexit ne se solde par une remise en cause du financement des principaux piliers de l’UE, à savoir la politique de cohésion et la politique agricole. Le Comité européen des régions (CdR) a donc demandé que le prochain cadre financier pluriannuel (CFP), qui fixe les plafonds annuels de dépenses pour l’ensemble des politiques de l’Union après 2020, soit élargi et mieux conçu.

Dans la perspective de la publication des propositions de CFP par la Commission européenne le 29 mai prochain, les dirigeants locaux et régionaux ont demandé aux États membres d’augmenter leur contribution au CFP pour passer de 1,04 % à 1,3 % du revenu national brut (RNB) des 27 Etats membres afin de compenser le trou financier creusé par le Brexit, et de relever les nouveaux défis, tels que la migration, le contrôle des frontières et la défense. Tel était le message principal porté par un avis élaboré par Marek Woźniak (PL/PPE), maréchal de la voïvodie de Grande-Pologne, et adopté en commission le 1er février dernier.

Selon Karl-Heinz Lambertz , le Président du CdR: «L e prochain budget de l’Union permettra de définir quel avenir nous voulons pour l’Europe . S’il s’agit d’une Europe créatrice d’emplois, plus juste, socialement inclusive et plus écologique, il nous faudra poursuivre les investissements en faveur de chaque région, de chaque communauté et de chaque citoyen. Des priorités nouvelles, telles que la sécurité et la défense, doivent certes bénéficier de financements européens, mais ceux-ci doivent provenir de ressources nouvelles et ne pas se faire aux dépens du développement régional et rural ».

Une vision des choses partagée par Tomislav Donchev , le vice-premier ministre bulgare, qui a déclaré: « Dans le cadre de sa présidence du Conseil, la Bulgarie s’est donné pour priorité de jouer un rôle de modérateur favorisant un débat équilibré sur la notion de solidarité européenne et sur la nécessité de simplifier la réglementation. Mais elle souhaite en même temps s’affirmer comme générateur d'idées, dont l'action conduira à la mise en place d'une politique de cohésion forte et efficace et, ce faisant, de régions puissantes et prospères! ».

Pour y parvenir, l’Union doit réformer son système de financement, notamment pour permettre l’établissement d’un budget plus ambitieux, plus flexible et plus transparent, estime le Comité des régions qui représente les collectivités locales et régionales européennes. Il conviendrait de supprimer tous les rabais et de définir de nouvelles sources de revenus financiers – comme l’impôt européen sur les sociétés, la taxe sur les transactions financières et un système réformé de TVA – de manière à limiter les difficultés éventuelles dans les négociations entre États membres.

Dans son avis, le Comité réitère sa demande de maintenir le pourcentage actuel du budget européen alloué à la politique de cohésion après 2020, un objectif clé de la #CohesionAlliance, une coalition d’échelle européenne lancée en octobre dernier pour défendre une politique de cohésion forte et qui bénéficie à toutes les régions de l'UE.

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