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L’UE doit donner à ses villes et à ses régions les moyens de défendre ‎ les droits fondamentaux et l’état de droit  

À huit semaines des élections européennes, les dirigeants locaux et régionaux mettent en garde contre la montée du populisme, qui constitue une menace pour l’état de droit et les droits fondamentaux dans l’Union européenne (UE). Ils plaident pour que l’UE renforce les capacités des régions et des villes qui sont en première ligne pour lutter contre le racisme, les discours haineux et les discriminations, tout en favorisant la cohésion sociale. Tel est le message principal d’un débat qui s’est tenu le 11 avril avec Koen Lenaerts, président de la Cour de justice de l’Union européenne, Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, Domicica Ghidei Biidu, vice-présidente de la commission contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe, et Michael O’Flaherty, directeur de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE.

Karl-Heinz Lambertz , président du Comité européen des régions, a souligné à cette occasion que «les régions et les villes, en raison de leur proximité avec les citoyens, jouent un rôle déterminant dans la promotion et le respect des valeurs européennes. Elles sont en première ligne lorsqu’il s’agit de protéger les groupes vulnérables en intervenant dans des domaines tels que l’éducation, la liberté d’association et d’expression, et les politiques sociales. Dans la perspective des élections européennes, notre assemblée des autorités locales et régionales rappelle que le respect des droits fondamentaux n’est pas seulement un principe inscrit dans nos traités et dans nos chartes. Ce respect est aussi essentiel pour préserver notre démocratie européenne en garantissant la participation, la représentation et la protection de tous les citoyens».

Pour Koen Lenaerts , président de la Cour de justice de l’UE, «l’Union européenne est fondée sur les valeurs de respect des droits fondamentaux, de démocratie et d’état de droit, qui donnent une légitimité au projet européen. L’état de droit est une notion vide de sens sans démocratie ni droits fondamentaux. La Charte des droits fondamentaux se trouve au sommet de la hiérarchie des normes de l’UE. Toute mesure nationale incompatible avec celle-ci doit être écartée».

Frans Timmermans , premier vice-président de la Commission européenne, a déclaré à ce propos: «Les droits fondamentaux restent purement théoriques si leur protection n’est pas assurée par des juridictions indépendantes. L’état de droit n’est pas seulement important au niveau national. Il est vital à tous les niveaux de gouvernement, y compris aux échelons local et régional. Malheureusement, nous avons observé que les motifs d’inquiétude concernant l’état de droit se sont multipliés au cours des dernières années dans toute l’Union. Cette évolution n’a fait que renforcer la conviction de la Commission quant à l’importance d’utiliser tous les instruments dont nous disposons pour défendre les valeurs de l’UE.»

Le 3 avril dernier, la Commission européenne a adopté la communication «Poursuivre le renforcement de l’état de droit au sein de l’Union» .

Vous pouvez regarder le débat dans son intégralité ici .

Contact: David Crous | david.crous@cor.europa.eu