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COP26: des élus locaux invitent M. Timmermans, vice-président de la Commission européenne et négociateur en chef de l’Union, à intégrer la dimension régionale et locale aux conclusions finales de Glasgow, en vue de protéger les populations et la planète  

Les collectivités territoriales mettent en œuvre 70 % des mesures d’atténuation
du changement climatique, et 90 % des politiques d’adaptation au changement climatique.
Leur contribution doit être enfin reconnue pour prévenir l’urgence climatique.

Le Comité européen des régions a adopté une résolution sur la COP 26 exposant ses exigences en matière de climat, à deux semaines des négociations des Nations unies sur le climat qui auront lieu à Glasgow. Au moment précis où le monde est confronté à des vagues de chaleur sans précédent, des inondations, des ouragans ainsi qu’à l’élévation du niveau de la mer, les élus locaux de l’Union européenne ont appelé les Nations unies et les gouvernements nationaux à reconnaître, surveiller et encourager officiellement la réduction des émissions de gaz à effet de serre des villes, des collectivités locales et des régions du monde entier. Le renforcement de l’ambition climatique, la transparence et la responsabilité en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et le financement de la lutte contre le changement climatique au service des populations les plus vulnérables sont les trois aspects essentiels qui seront abordés à Glasgow.

Le Comité, assemblée des élus régionaux et locaux de l’Union européenne, rappelle que l’accord de Paris de 2016 reconnaît le rôle essentiel de la gouvernance à niveaux multiples dans les politiques climatiques ainsi que la nécessité de nouer le dialogue avec les régions et les villes. Le Comité demande dès lors que ce principe soit mis en pratique et que les engagements pris par les collectivités territoriales en matière de climat soient pris en compte, en lançant un système de contributions déterminées au niveau régional et local (CDLR) qui reconnaisse, surveille et encourage la réduction des émissions de gaz à effet de serre réalisés par les villes, les collectivités locales et les régions à l’échelle de la planète.

« Le monde n’est tout simplement pas sur la bonne voie pour prévenir l’urgence climatique », a déclaré Apostolos Tzitzikostas , président du Comité européen des régions et président de la région grecque de la Macédoine centrale. Les engagements des collectivités locales et régionales doivent être pris en compte, et ces dernières doivent bénéficier d’un siège officiel dans les négociations sur le climat. J’invite Frans Timmermans, vice-président exécutif de la Commission européenne, en sa qualité de négociateur de l’Union européenne, à veiller à ce que la dimension régionale et locale soit intégrée aux conclusions de la COP 26. Nous ne pouvons plus nous permettre d’ignorer le rôle fondamental des régions, des villes et des villages, ainsi que les ressources dont ceux-ci ont besoin pour mener des actions en faveur du climat, ou nous continuerons à décevoir nos jeunes et notre planète».

La résolution de la COP 26 a été adoptée lors d’un débat en session plénière en présence de Virginijus Sinkevičius , commissaire européen chargé de l’environnement, des océans et de la pêche, qui a indiqué: « Un effort considérable de la part des régions et des communes européennes est indispensable pour contribuer à réduire nos émissions de 55 % d’ici à 2030. Les zones difficiles à décarboner, comme les bâtiments, ont besoin de solutions locales. La flambée récente des prix de l’énergie au niveau mondial renforce la nécessité de produire davantage d’énergies renouvelables et d’utiliser plus efficacement l’énergie. Le nouveau Fonds social pour le climat est censé fournir un financement spécifique visant à aider les citoyens à financer des investissements dans l’efficacité énergétique. Les collectivités régionales jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre des objectifs climatiques mondiaux ».

Au cours du débat, Minna Arve , vice-présidente d’ICLEI (Les gouvernements locaux pour le développement durable) et maire de Turku, s’est exprimée ainsi: « Les villes et leurs dirigeants doivent devenir de véritables partenaires au sein d’un système de gouvernance à plusieurs niveaux. Ceux-ci doivent se voir accorder les moyens de contribuer à l’élaboration des cadres juridiques, budgétaires et financiers qui régissent la mise en œuvre de leurs ambitieuses stratégies locales. Ce n’est que de cette manière que nous pourrons transformer rapidement les projets et stratégies en action concrète. C’est ensemble que nous pourrons progresser vers la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies et de l’accord de Paris sur le climat ».

Vincent Chauvet (FR/ Renew Europe), maire d’Autun et rapporteur de l’avis intitulé « Accroître l’ambition climatique de l’Europe à l’horizon 2030 en vue de la COP 26 », a déclaré: « Notre message est le suivant: la gouvernance à niveaux multiples en faveur du climat est la solution pour réaliser des actions réellement efficaces en vue d’atténuer le changement climatique et de s’adapter à celui-ci. Il est également essentiel de renforcer les ambitions en matière de climat et d’inciter les gouvernements nationaux à relever leurs engagements dans ce domaine. Il est de notre responsabilité de continuer à œuvrer pour que soit reconnue formellement la capacité des villes et des régions à contribuer à la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat, en soulignant ce dont nous, collectivités locales et régionales, avons besoin pour agir en faveur du climat

Le Comité donne l’exemple de la déclaration d’Édimbourg sur la biodiversité, signée aujourd’hui même par le président Tzitzikostas à la suite de son adoption par le Bureau . La déclaration d’Édimbourg sur le cadre mondial en matière de biodiversité pour l’après-2020 expose les aspirations et les engagements des gouvernements infranationaux en matière de protection et d’amélioration de la biodiversité au cours de la prochaine décennie. Au cours du débat, le président du Comité a également invité ses membres à agir en lançant sa campagne intitulée Pacte vert – investir l’échelon local , qui prévoit dix actions à mener par les élus locaux. L’une de ces activités consiste à planter des arbres, contribuant ainsi à l’engagement pris par la Commission européenne d’en planter trois milliards d’ici à 2030.

La résolution souligne que de nombreuses régions et villes européennes ont déjà déclaré l’urgence climatique et adopté des engagements plus ambitieux que leurs pays en matière de climat. En outre, le Comité invite les parties à la CCNUCC à contraindre les gouvernements nationaux à consulter les collectivités locales et régionales et à les associer à l’élaboration de leur contribution en matière de climat.

Informations complémentaires:

Des informations sur les activités du CdR pendant la COP 26 sont disponibles sur notre portail spécifique .

Le CdR contribue à accélérer l’action en faveur du climat dans les villes et les régions et à déployer le pacte vert pour l’Europe sur tous les territoires grâce à son initiative phare intitulée « Pacte vert – investir l’échelon local ». À l’échelle européenne, le CdR réitère son appel demandant que les collectivités locales et régionales puissent accéder directement aux fonds de l’UE pour mettre en œuvre des projets locaux et régionaux dans le cadre du pacte vert.

La délégation du CdR à la COP 26 se compose comme suit:

David Crous

Tél.: +32 470 88 10 37

david.crous@cor.europa.eu

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