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Le Président du CdR sur la présidence autrichienne de l’UE  

L'Autriche prend les rênes de la présidence de l'Union européenne à un moment où celle-ci est confrontée à des enjeux de taille pour son avenir. Durant ses six mois de présidence, l'Autriche devra non seulement prendre à bras-le-corps les négociations poussives sur le retrait du Royaume-Uni de l'Union, mais aussi le futur budget de l'UE après 2020, l'impasse dans laquelle elle se trouve concernant les migrations et le lancement des préparatifs pour les changements qui, l'année prochaine, toucheront la Commission et le Parlement européen. Pour les pouvoirs publics locaux et régionaux, ainsi que pour leurs citoyens, les décisions prises au cours de cette période détermineront le cap que suivra l'avenir de l'Union.

Par le truchement des quelque 200 dialogues locaux qu'a tenus le Comité européen des régions dans villes, régions et localités de toute l'Europe, les citoyens réclament davantage de cohésion, de solidarité et de proximité. L'Union européenne doit être unie dans sa détermination à créer des emplois dans le moindre de ses recoins et à renforcer sa cohésion territoriale.

Si l'Europe entend démontrer qu'elle est à même de protéger ses citoyens, elle doit devenir plus compétitive et réaliser dans les faits et à part égale sa double promesse de progrès aussi bien économique que social. Pour les régions et les villes, cela signifie d'établir un budget de l'UE ambitieux, à même de réduire les disparités régionales, de soutenir les projets essentiels en matière d'infrastructures de transport et des technologies de l'information, de reconvertir davantage de citoyens afin qu'ils puissent retourner sur le marché du travail, d'intégrer les migrants, de stimuler l'innovation et de lutter contre le changement climatique.

Pour ce faire, il est nécessaire de doter les régions et les villes des moyens appropriés. C'est pourquoi notre Comité, de concert avec plus de 5 000 soutiens représentant 97 % de la population de l'Union et fédérés au sein de l'Alliance pour la cohésion lancée l'année dernière en octobre, réclame que la politique de cohésion – la politique régionale de l'UE – continue de représenter un tiers du budget de l'Union en faveur de toutes les régions, riches et pauvres. Chacun convient qu'à l'heure actuelle, l'Europe affronte de nouveaux défis, mais proposer de réduire de 10 % les moyens de la politique de cohésion et de centraliser les Fonds, c'est fourvoyer l'Europe en sapant la capacité des régions et des villes à réaliser une Europe locale guidée par la solidarité.

La présidence autrichienne a fait de la subsidiarité – le principe selon lequel il est nécessaire de prendre les décisions au plus près des citoyens – l'un de ses objectifs essentiels, ce qui est extrêmement judicieux. L'UE doit démontrer qu'elle peut changer et mener des réformes en son sein, c'est-à-dire améliorer la qualité, l'efficacité et l'incidence de sa législation. Les régions et les villes ont pour charge d'appliquer 70 % de la législation de l'Union et elles sont bien conscientes des avantages que celle-ci procure, tout en s'inquiétant parfois de sa densité et de sa complexité. La Commission européenne a mis sur pied une task-force sur la subsidiarité, qui rassemblait des représentants des parlements nationaux et au sein de laquelle notre Comité représentait les collectivités locales et régionales. Les recommandations de cette task-force proposent une nouvelle manière de travailler afin d'intensifier l'engagement de chaque échelon de gouvernement et des institutions de l'UE. Il ne s'agit pas de faire moins d'Europe, mais de faire mieux fonctionner l'Europe. Nous espérons qu'il est tenu compte de ces idées importantes dans l'effort déployé en commun pour bâtir un avenir européen meilleur, plus efficace et cohésif.

Le Comité européen des régions – l'assemblée de l'UE composée de 350 dirigeants locaux et régionaux, qui compte notamment dans ses rangs une délégation autrichienne active et solide de 12 membres titulaires et de 12 membres suppléants – s'engage pleinement à œuvrer avec la présidence autrichienne de l'UE pour aider à combler le fossé entre l'UE et ses citoyens, à améliorer la législation et à créer une Europe commune plus forte qui ne laisse personne de côté.

Karl-Heinz Lambertz