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Les bienfaits du nouveau programme de l’UE pour la Méditerranée ‎ «doivent percoler au-delà des capitales»  

​Les recommandations des élus locaux et régionaux mettent en lumière les préoccupations concernant l’accès aux vaccins contre la COVID et les «énormes» disparités territoriales qui existent au sein des pays méditerranéens.

Le nouveau programme de l’Union européenne pour son partenariat avec ses voisins méridionaux a obtenu le soutien d’élus locaux et régionaux de l’ensemble de la région méditerranéenne et de l’UE, qui ont toutefois souligné que «les bienfaits qui découlent de la coopération doivent percoler au-delà des capitales» et qu’il convenait de réduire, et non d’accentuer, les «énormes disparités territoriales qui existent au sein de pays voisins».

Dans ses recommandations adoptées le 22 février lors d’une session plénière en ligne, l’ Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM) a également fait observer avec inquiétude «qu’un fossé risque de se creuser en matière de vaccination», pressant les intervenants politiques d’œuvrer pour un accès juste et équitable à la santé.

L’ARLEM a été créée par le Comité européen des régions (CdR) en 2010 pour intégrer une perspective locale et régionale dans les travaux de l’ Union pour la Méditerranée , créée en 2008, ainsi que dans ceux de l’Union. La session plénière de l’ARLEM tenue le 22 février a été marquée par des interventions du secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM) et du commissaire européen chargé du voisinage et de l’élargissement.

Apostolos Tzitzikostas (Grèce/PPE), coprésident de l’ARLEM, président du Comité européen des régions et gouverneur de la région de Macédoine centrale, a déclaré: «Le nouveau programme pour ce partenariat essentiel et le plan d’investissement qui l’accompagne pourraient être déterminants pour accroître la résilience de la région méditerranéenne – la deuxième région la plus touchée par le changement climatique et qui était déjà confrontée à des enjeux économiques, sociaux et politiques majeurs avant la pandémie. La COVID-19 et l’urgence climatique montrent bien l’ampleur colossale de ces défis. Le Comité européen des régions soutient donc pleinement les politiques qui permettent aux villes et aux régions de réduire ces menaces, de s’y adapter et de les surmonter. La plupart des efforts devant être réalisés au niveau local et régional, il est essentiel que les gouvernements nationaux et l’UE soient à l’écoute des élus locaux et régionaux et coopèrent avec les collectivités territoriales pour atteindre ces objectifs. Nous nous félicitons de l’intention de prévoir des investissements financiers, techniques et politiques supplémentaires, y compris un financement accru pour les administrations infranationales, mais, comme nous l’affirmons dans notre déclaration, ces ambitions doivent se traduire en bienfaits qui doivent percoler au-delà des capitales et permettre de réduire les énormes disparités territoriales existantes.»

Mohamed Boudra , maire d’Al Hoceima et président de Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), qui coprésidait la réunion, a déclaré: «L’Union européenne a confirmé son ambition de parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2050 grâce au pacte vert, auquel les collectivités locales et régionales apporteront une contribution indispensable. Notre réflexion et notre action pour le climat en Méditerranée doivent être guidées par les mêmes ambitions et une approche décentralisée identique. La crise de la COVID-19 exige une double transition, plus verte et plus durable. Nous devons aller de l’avant.»

Nasser Kamel , secrétaire général de l’ Union pour la Méditerranée , a déclaré: «Aucune personne, organisation ou région ne peut faire face seule à l’ampleur des défis actuels. Les 42 États membres de l’Union pour la Méditerranée ne réussiront à les relever qu’en collaborant étroitement avec les collectivités locales et régionales. Un lien circulaire évident relie le climat, la sécurité énergétique, la croissance économique, le développement et la santé. Nous devons élaborer une stratégie de développement qui nous aide à améliorer la santé humaine et à rendre nos économies plus vertes, tout en continuant à stimuler la concurrence et à fournir une base pour la numérisation des principaux services et secteurs publics.»

Dans un message enregistré, Olivér Várhelyi , commissaire européen chargé du voisinage et de l’élargissement, a déclaré que «le nouveau programme pour la Méditerranée a été élaboré sur mesure, tient compte de la diversité de la région et vise à saisir les possibilités offertes par les transitions verte et numérique. Il propose également un plan économique et d’investissement pour le voisinage méridional. Ses 12 initiatives phares indicatives guideront notre action, et permettront de soutenir à long terme une reprise économique durable et inclusive.» Il a ajouté que la Commission accordera la «priorité à l’autonomisation des jeunes» et s’est dit convaincu que la lauréate du troisième  prix ARLEM de l’entrepreneuriat local des jeunes en Méditerranée inspirera d’autres jeunes et les incitera à transformer leurs idées en entreprises.

Contexte

Dans leur communication sur « Un partenariat renouvelé avec le voisinage méridional – Un nouveau programme pour la Méditerranée » présentée le 9 février, la Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure se déclarent prêts «à mettre en place un mécanisme européen de partage des vaccins» qui «garantirait un partage de l’accès aux quelque 2,3 milliards de doses acquises par l’UE, en accordant une attention particulière au voisinage méridional, de même qu’aux Balkans occidentaux, à notre voisinage oriental et à l’Afrique». La Commission européenne propose également d’engager jusqu’à 7 milliards d’euros, ce qui devrait contribuer à la mobilisation d’investissements privés et publics à hauteur de 30 milliards d’euros. Le programme doit encore être approuvé par les États membres de l’UE.

Dans ses recommandations pour 2021 , l’ARLEM se félicite de «l’engagement renforcé de l’UE envers ses voisins méridionaux», tel qu’il s’exprime dans la communication conjointe sur Un partenariat renouvelé avec le voisinage méridional – Un nouveau programme pour la Méditerranée , et indique qu’«il est primordial d’obtenir des résultats tangibles grâce à la coopération, afin d’ouvrir la voie à un avenir plus prospère, équitable, stable et sûr pour la région méditerranéenne». Elle lance également un appel à l’UE et à ses pays partenaires pour que «lorsqu’ils planifient le développement économique, les échanges et les investissements dans ce cadre, ils tiennent compte des collectivités locales et régionales de manière systématique, en ce qu’elles constituent des moteurs de développement territorial qui sont proches de la population». Les 23 recommandations portent en outre sur la COVID-19, l’action pour le climat, le développement économique durable, le développement urbain durable, l’autonomisation des femmes et le budget de l’UE pour la période 2021-2027, et soutiennent la proposition de l’UpM de faire du 28 novembre la «journée de la Méditerranée».

Le nouveau programme de l’UE pour la Méditerranée définit cinq grands domaines d’action : 1) le développement humain, la bonne gouvernance et l’état de droit; 2) la résilience, la prospérité et la transition numérique; 3) la paix et la sécurité; 4) la migration et la mobilité; et 5) la transition écologique.

Lors de sa session plénière, l’ARLEM a adopté deux rapports, couvrant tous deux des aspects mis en évidence dans le nouveau programme proposé. Le premier, intitulé « Agriculture et sécurité alimentaire face au changement climatique en Méditerranée », a été préparé par Agnès Rampal (France/PPE), adjointe au maire de Nice. Le second, sur la « Numérisation des PME dans la région méditerranéenne », a été rédigé par Lizzy Delaricha, maire de Ganei Tikva (Israël).

La communication sur «Un partenariat renouvelé avec le voisinage méridional – Un nouveau programme pour la Méditerranée» souligne également la nécessité de promouvoir l’esprit d’entreprise. Chaque année, l’ARLEM décerne un prix à un(e) jeune entrepreneur(e) dont l’affaire a pu prospérer grâce à des politiques favorables aux entreprises adoptées par un pouvoir local. La lauréate de cette année, annoncée le 22 février, est Erilda Krasi de la société 1001 Albanian Adventures , un voyagiste qui a bénéficié d’une collaboration avec la ville de Berat. Les quatre autres candidats sélectionnés étaient Ahmed El Sadi de Blue Filter, une société de traitement des eaux usées établie en Palestine; Amal Labriny, gestionnaire d’une coopérative agricole au Maroc; Mustapha Samir Laoufi, qui a créé une entreprise d’installation de panneaux solaires en Algérie; et Abdelkader Zerrougui, à la tête d’une entreprise de gestion des eaux et des déchets en Algérie.

Contact:

Andrew Gardner

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andrew.gardner@cor.europa.eu