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Réunion informelle des ministres de l'agriculture: le Comité européen des régions avertit que prévenir vaut mieux que guérir  
À la veille de la réunion informelle des ministres de l'agriculture de l'Union européenne, le Comité européen des régions met en garde les États membres sur l'augmentation de la réserve de crise dans un contexte budgétaire tendu et plaide pour une meilleure régulation des marchés agricoles.
 
Alors que les scénarios présentés par la Commission européenne dans le cadre du document de réflexion sur l’avenir des finances de l’UE prédisent une baisse significative du budget agricole européen, Karl-Heinz Lambertz (BE/PSE), Président du Comité européen des régions, rappelle la position de l'institution: «afin de mieux utiliser le budget disponible, il nous faut réguler les marchés agricoles, non seulement pour prévenir les crises sectorielles mais aussi parce que cela coûte beaucoup moins cher que d’intervenir a posteriori comme l’a montré la crise laitière récurrente des dernières années». En effet, la remontée des prix du lait début 2017 s’explique en partie par la mesure de réduction de la production laitière qui aura coûté 150 millions d’euros. Si cette mesure avait été mise en place plus tôt, elle aurait évité de faire exploser les stocks de poudre de lait à 355 000 tonnes, soit plus de trois fois le plafond établi lors de la dernière réforme, pour un coût dépassant les 600 millions d’euros sans effet sur les prix.
 
Par ailleurs les règles actuelles du commerce international sont une source importante de volatilité des prix agricoles. C’est pourquoi leur modification est nécessaire pour des relations commerciales plus justes qui ne nuisent ni aux producteurs européens, ni à ceux des pays tiers. Devant ce constat, Guillaume Cros (FR/PSE), Vice-président du conseil régional d'Occitanie et rapporteur du Comité européen des régions sur la réforme de la politique agricole commune, souligne: «l’UE doit peser de tout son poids de premier importateur et exportateur mondial de denrées alimentaires pour modifier les règles actuelles du commerce international agricole dans le sens de relations commerciales justes et solidaires. Nous devons associer le devoir de ne plus exporter à des prix inférieurs à nos coûts de production avec le droit de protéger la production européenne d’importations à trop bas prix ruinant sa capacité de production».
 
Enfin, le Comité européen des régions rappelle que les outils privés de gestion des risques (marchés à terme et assurances revenus) ne sont pas des substituts aux régulations publiques surtout en période de marchés déprimés . Son avis souligne que les régimes assurantiels de revenu pourraient bénéficier plus aux assurances qu’aux agriculteurs et coûter cher au contribuable en cas de forte chute des prix, sans s’attaquer à leur volatilité. « En 2016, le régime assurantiel américain, qui a couté 5 milliards de dollars aux finances publiques, a surtout bénéficié aux assurances qui ont engrangé 4,8 milliards alors que les agriculteurs n'ont reçu que 0,2 milliards d'aide» , rappelle le rapporteur Guillaume Cros.