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Le Comité européen des régions veut simplifier le fonctionnement des politiques de l'UE  

Simplification des institutions européennes : un enjeu aux conséquences immédiates.

Le sujet de la simplification des institutions ne se pose pas seulement au plan national, mais aussi au niveau de l'administration européenne. L'UE finance de nombreux équipements nécessaires au quotidien des citoyens : routes, stades, musées, grands ouvrages ou régionaux et locaux bénéficient d'aides directes. Elle soutient de nombreuses régions dont la situation économique et sociale est tendue. Grâce au financement de la recherche, ce sont des dizaines de laboratoires et de centres qui mettent en œuvre de nouveaux programmes.

C'est dans le domaine des aides européennes que la simplification a un impact immédiat. La rapidité des procédures d'attribution accélère la mise en œuvre effective des mesures, des projets, des travaux, de la recherche. L'impact en termes d'emplois, surtout au niveau local, et donc déterminant. Composé de 350 dirigeants régionaux et locaux, qui participent directement à la sélection des projets, à celles des secteurs économiques de leurs pays, le Comité européen des Régions est devenu un interlocuteur essentiel pour la Commission. Cette assemblée de hauts représentants locaux et régionaux se positionne comme la plus importante représentation des régions et villes européennes au niveau de l'Union européen. Elle siège à Bruxelles, se réunit en session plénière tous les deux mois, et constitue par sa composition une assemblée démocratique de l'UE composée d'élus.

Dans un contexte de renoncement et de doutes, un rôle renforcé des élus des Régions européennes

Au moment où le scepticisme se répand en Europe au sujet du rôle et du bien-fondé de l'Union Européenne, il y a là une reconnaissance de l'organisme dont les membres sont proches des réalités du terrain : vie quotidienne des familles, situation de l'emploi, tissu économique, autant de questions qui doivent être davantage prises en considération.

Le Brexit a constitué pour les élus européens des régions et des villes un véritable coup de tonnerre. Le sujet était sur toutes les lèvres lors du sommet européen des régions et des villes de juillet 2016 qui s'est déroulée à Bratislava, juste après la tenue du référendum britannique. Après le choc du Brexit et l'élection présidentielle en Autriche qui faillit conduire à l'élection d'un candidat émanant du parti nationaliste FPÖ, la commission s'est engagée dans un dialogue permanent avec des élus en prise directe avec le terrain et mobilisés par la construction européenne.

Lors d'une réunion qui s'est déroulée le 19 janvier de cette année, les élus se sont engagés à réaliser dans l'ensemble de leur territoire des évènements d'information sur les réalisations de l'Union européenne. Les associer dans la prise de décision au plan européen leur paraît une ardente obligation.

Au sein du Comité européen des Régions, une commission de travail intervient au nom des élus pour modifier le fonctionnement de l'UE.

La Commission européenne a bien pris conscience que la distance entre le citoyen européen et les institutions qui, à Bruxelles, organisent « l'action de l'Europe » était problématique. Cette incompréhension contribue grandement au pessimisme que la crise économique exacerbe. Pour y répondre, elle a mis en place depuis 2013, un programme de simplification du nom de REFIT par lequel elle évalue, modifie, retire de sa propre initiative des textes jugés compliqués pour leur mise en œuvre concrète. Pour accélérer le fit back elle a établi une cartographie de son programme de travail, des projets en cours et de l'évaluation - après application - de ses politiques sur le terrain. En invitant notamment grâce à une plateforme les agents des Etats, les entrepreneurs et les citoyens à faire des propositions, encore que ces derniers n'ont pas les réflexes ou peu de temps à y consacrer.
Et c'est bien là que le rôle du Comité européen des Régions est remarquable.

Les élus des Régions sont en effet pour la Commission un véritable vivier de remontée d'information grâce à leur visite d'entreprises, leurs rencontres avec les responsables d'association, des dirigeants de groupements professionnels ou simplement des constats des services municipaux ou dans les régions, en charge des affaires européennes. Cette remontée d'informations permet de donner aux directions générales de la Commission européenne une évaluation concrète du destinataire, de son action et au-delà de la perception, du ressenti qu'ont les européens de l'idée européenne.

Au sein du Comité européen des Régions une commission de travail est en charge du suivi des actions de simplification.

C'est la commission Civex, l'une des six commissions de l'Assemblée des régions et des villes qui intervient dans ce domaine. Elle traite de toutes les questions relatives à la citoyenneté européenne, aux libertés et aux affaires intérieures.

Dirigée par François Decoster, vice-président de la région Hauts de France , très présent depuis 2012, celui-ci en a fait un thème essentiel de son action au Comité des régions:
« Je passe au crible, avec mes collègues polonais, allemands, belges, italiens, le fonctionnement et les procédures de l'administration européenne et de ses interventions sur le terrain, déclare-t-il : communication, engagement de fonds pour les villes, programmes en faveur des jeunes, soutien à la recherche, etc... Toutes ces interventions doivent être mises en œuvre plus facilement et être mieux identifiées par les citoyens et par les entreprises. «

Lors de sa session plénière de décembre dernier, le Comité des régions a mis en relief certaines actions de l'Union européenne dans le domaine du soutien aux migrants en vue d'une plus grande efficacité sur le terrain. Sans l'intervention des élus, des lacunes pourraient persister et pénaliser l'action européenne pourtant déterminante pour les villes et régions.

« Concernant la politique européenne de l'immigration, précise François Decoster, nous sommes la voix des collectivités locales et régionales qui sont souvent en première ligne pour l'accueil des migrants et des réfugiés. » Il faut être plus proche des territoires, dans la réponse européenne, En associant les collectivités locales et régionales, on réduit la distance entre le citoyen et Bruxelles, on assure dans tous les pays membres la présence quotidienne l'idée européenne, de son rôle, de son utilité, de son optimisme dans l'esprit de nos concitoyens » .

Article paru dans NEWS Press le 30/01/2017
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