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Les villes et les régions peuvent trouver «les réponses adéquates aux grandes problématiques du développement»  

Les visions d’un avenir durable échafaudées par les Nations Unies et l’Union européenne nécessiteront d’engager une démarche collective, dynamique et durable, qui ne saurait être impulsée uniquement par «les politiques et les programmes gérés de manière centralisée et du sommet vers la base». C’est ce que le Comité européen des régions a déclaré, le 12 juillet, dans une série de recommandations, défendant également l’idée que l’UE doit encore déployer pleinement la «dimension locale et régionale» du développement durable.

L’avis du Comité, qui comprend onze recommandations spécifiques ciblant les pouvoirs locaux et régionaux, propose plusieurs approches pour transposer les grands cadres d’orientation adoptés par les Nations unies et l’Union européenne de manière à infléchir efficacement et durablement les politiques sociales, économiques et environnementales des collectivités territoriales de l’UE. Le Comité demande instamment que les pouvoirs locaux et régionaux soient pleinement associés à cette démarche, ce qu’il décrit comme la «voie idéale pour les politiques qui s’emploient à construire un avenir durable et s’attachent à imbriquer les 10 priorités de la Commission [européenne], les 11 objectifs thématiques des fonds de cohésion et les 17 [objectifs de développement durable (ODD)] du programme à l’horizon 2030».

Cet avis intitulé «Prochaines étapes pour un avenir européen durable – Action européenne en faveur de la durabilité» a été élaboré par M. Franco Iacop (Italie, PSE), président du conseil régional de la région du Frioul-Vénétie julienne. M. Iacop a déclaré: «Nous ne pouvons pas nous contenter d’aborder cette stratégie en suivant une approche descendante. Nous devons accorder aux collectivités locales et régionales des responsabilités et de l’autonomie de sorte qu’elles puissent apporter les réponses adéquates aux grandes problématiques de notre temps en matière de développement et de politique sociale. Ce n’est qu’à la condition de renforcer la responsabilité et l’autonomie des collectivités locales que le programme mondial en faveur de la durabilité aura un impact durable sur la vie des populations. Un effort collectif est nécessaire pour relever ce défi, et les villes et les régions doivent être reconnues comme des décideurs politiques de plein droit, et non comme de simples exécutants des politiques nationales. Ces objectifs placent les administrations locales et régionales au cœur de l’action menée au niveau mondial.»

M. Iacop a ajouté que l’accent mis sur la durabilité devait également prendre la forme d’une plus grande attention portée à la «cohésion» au sein de l’Union et d’une collaboration renforcée avec les États voisins de l’UE. M. Iacop contribue lui-même au développement durable international dans le cadre, par exemple, de sa participation aux efforts déployés par le CdR pour soutenir les villes de Libye. En juin, il a invité une délégation libyenne à étudier l’industrie de la pêche dans sa région en vue de favoriser le développement de ce secteur en Libye, où celui-ci est de faible dimension et repose sur des structures familiales, et de créer des emplois à destination des jeunes.

Les recommandations du CdR s’inscrivent dans le long terme, jusqu’à l’échéance de 2030, date fixée par les Nations unies pour que tous les États atteignent leurs objectifs. Toutefois, l’avis aborde aussi directement la question des décisions que l’UE devra prendre à court et moyen terme et soutient que la révision à mi-parcours du budget de l’Union pour la période 2014-2020 doit être axée «dès maintenant» sur les ODD.

Si l’avis met l’accent sur la mise en œuvre de la «très ambitieuse» stratégie de développement à l’intérieur des frontières de l’Europe, il souligne aussi à plusieurs reprises ses liens avec l’action menée à l’échelle mondiale. Il est proposé, par exemple, que les collectivités locales et régionales soient représentées dans «les organes de gouvernance des institutions internationales».

Le CdR a adopté ses recommandations sur la coopération internationale au développement – le nouveau consensus européen pour le développement – en février. Le consensus, qui a été signé par le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’UE le 7 juin, valide la création d’une plateforme pluripartite pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable. Le CdR sera membre de cette plateforme comme il l’avait demandé et comme l’avait souhaité aussi le Parlement européen dans un rapport élaboré par le député européen Seb Dance (Royaume-Uni, S&D).

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Andrew Gardner
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