Le Comité européen des régions demande au Parlement européen de faire de la PAC une politique agricole juste, durable et solidaire  

Lors de l'audition organisée au Parlement européen sur la future PAC, Guillaume Cros, Vice-président de la Région Occitanie et rapporteur du Comité européen des régions, a rappelé que parmi les nombreux défis identifiés pour la future politique agricole commune, celui d'un meilleur équilibre territorial est au cœur des préoccupations du Comité européen des régions.

Malgré le sentiment justifié d'abandon des zones rurales, qui se traduit souvent par une augmentation de l'euroscepticisme dans ces territoires, et malgré l'objectif de cohésion territoriale inscrit dans le Traité de Lisbonne, la Commission propose de réduire de 28% le budget du FEADER qui serait donc la principale victime des coupes budgétaires. Le Comité européen des régions demande au contraire un renforcement du deuxième pilier de la politique agricole commune (PAC) afin de maintenir des territoires ruraux vivants.

De plus "l'application du nouveau schéma de gouvernance proposé par la Commission risquerait de dissoudre la riche expérience de gestion acquise au fil des années dans de nombreuses régions européennes, générant ainsi l'impossibilité d'esquisser le développement des systèmes territoriaux et de saisir leurs spécificités locales" explique le rapporteur sur la réforme de la PAC Guillaume Cros (FR/PSE).

Les dirigeants locaux demandent que le rôle clé joué par les régions européennes dans la gestion et la mise en œuvre de la PAC soit maintenu et renforcé, en particulier pour le deuxième pilier afin d'adapter les choix politiques aux caractéristiques territoriales et sectorielles spécifiques.

Le Comité européen des régions a également demandé une répartition plus équitable des paiements directs notamment à travers la mise en place obligatoire du paiement redistributif car ce dispositif est de loin le plus efficace pour une redistribution des aides aux petits et moyens agriculteurs, garants de territoires ruraux vivants.

Le rapporteur a rappelé que "la régulation des marchés est plus efficace et moins coûteuse que le déclenchement de mesures a posteriori" dans un marché volatile et a demandé la mise en place de d'outils de réduction de la production en cas de grave perturbation du marché. Le rapporteur a proposé que des objectifs de résultats chiffrés soient intégrés dans le règlement européen pour garantir l'efficacité et l'harmonisation des plans stratégiques nationaux.

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