Alin Adrian Nica s'exprime sur le rôle des villes et des régions
européennes dans l'éducation et la culture
01.03.2010 - À l'occasion de leur réunion
constitutive, les membres de la commission de l'éducation, de la jeunesse, de la culture et de la
recherche (EDUC) du Comité des régions ont élu Alin
Adrian Nica (RO/ADLE), maire de Dudeştii Noi, président
pour deux ans et demi.
Durant le mandat 2010-2015, les travaux de la commission EDUC porteront sur
l' apprentissage tout au long de la vie, l'éducation et la formation, la culture
et la diversité culturelle, la promotion des langues minoritaires, mais aussi la
recherche et la technologie, la société de l'information, la communication,
industrie audiovisuelle, la jeunesse, le sport et la citoyenneté active, sans
oublier la stratégie d'information et de communication de l'UE. Un thème central
des activités de la commission EDUC sera la contribution aux efforts de relance
économique et sociale de l'UE dans le cadre de la stratégie post-Lisbonne, en
explorant les thématiques "recherche" et "innovation" de son portfolio.
M. Nica résume pour nous les priorités de son mandat à la tête de la
commission EDUC.
Pourquoi avez-vous accepté le défi d'assurer la présidence de la
commission EDUC du Comité des régions?Comment votre travail d'élu local ou
régional vous prépare-t-il à assumer ce rôle?
Je suis actif au sein du Comité des régions (CdR) depuis 2005 et j'ai estimé
le moment venu de mettre mon expérience au service de l'institution dans le
cadre d'une position à plus hautes responsabilités comme celle de président
d'une commission.
Maire depuis 6 ans de la commune de Dudeştii Noi, en Roumanie, je connais
bien la majorité des attributions de la commission EDUC, qui relèvent de ma
responsabilité de maire, et, dans le cadre de cette fonction, j'ai été confronté
jour après jour aux questions et aux problèmes discutés dans ce cadre. Je me
réjouis de pouvoir influencer la législation et les normes dans ce domaine grâce
au CdR.
Quels sont selon vous les trois priorités et/ou enjeux majeurs pour
votre commission, ses membres et les collectivités territoriales au cours des
prochaines années, et que ferez-vous pour garantir une action efficace à cet
égard?
Les priorités sont plus nombreuses mais, puisque vous le souhaitez, je m'en
tiendrai aux trois principales: apporter notre contribution active aux efforts
déployés par l'UE en vue de la reprise économique et sociale dans le cadre de la
stratégie de l'après-Lisbonne, prendre des mesures contre la pauvreté et
l'exclusion sociale dans le contexte de l'Année européenne de lutte contre la
pauvreté et l'exclusion sociale (2010), et enfin, ce qui n'est pas la moindre
des priorités, garantir la participation active des autorités locales et
régionales à la mise en œuvre des stratégies européennes dans les domaines de
l'éducation et de la jeunesse.
Nous poursuivrons ces objectifs au moyen des avis que nous adopterons et des
discussions que nous aurons avec des représentants de la Commission et du
Parlement européen.
Quelle orientation donnerez-vous, avec les rapporteurs, aux relations
entre votre commission et les autres institutions, eu égard aux nouveaux
pouvoirs et aux nouvelles responsabilités conférés au Comité par le traité de
Lisbonne?
Le traité de Lisbonne a renforcé l'importance du CdR dans le paysage
institutionnel européen. À cela correspond également une responsabilité
accrue.Depuis sa création, le CdR a fait preuve, par la voix de ses
représentants et de ses rapporteurs, d'engagement et de professionnalisme dans
l'élaboration des avis. Je proposerais dès lors, en tant que président de la
commission EDUC, de maintenir ce niveau de qualité tout en coordonnant nos
efforts en faveur de l'amélioration de la situation aux niveaux local et
régional avec les autres acteurs impliqués, le Conseil, la Commission et le
Parlement européen.